Alimentation et environnement : sont-ils liés ?

Devenir plus conscient de nos choix alimentaires est l’un des grands défis de ces dernières années. Les consommateurs doivent être sensibilisés à l’impact de leurs habitudes alimentaires sur l’environnement, notamment la déforestation, la perte de biodiversité, l’accélération du changement climatique et l’épuisement des ressources naturelles limitées.

Les liens entre alimentation et environnement

Les consommateurs sont de plus en plus exigeants sur la nature bon marché et la qualité des aliments qu’ils mangent. Les céréales sont les aliments les plus consommés dans le monde. Leur culture occupe près de la moitié des terres cultivables.

Certains de ces produits agricoles entrent aussi dans l’alimentation animale. Le maïs, le blé, le sucre, l’orge, le soja, l’huile de palme, la pomme de terre et le soja par exemple sont très prisés parce qu’ils peuvent être cultivés facilement dans de vastes champs. Les producteurs favorisent donc la monoculture intensive à la culture diversifiée.

L’exploitation de grands espaces implique de la biodisponibilité, d’où la déforestation. Il en va aussi de l’usage à grande échelle de l’eau (gaspillage). Ce genre de culture appauvrit rapidement les sols et contraint les producteurs à utiliser des produits chimiques (pesticides, engrais) pour augmenter leur rendement. L’usage intensif des produits chimiques a contribué à la résistance des ravageurs et l’affaiblissement des matières végétales.

Les impacts de la pollution

L’usage à grande échelle des pesticides et engrais a un impact très néfaste sur la faune aquatique et les nappes souterraines. La quasi-totalité des cours d’eau est contaminée par des quantités extrêmement élevées en matériaux lourds ou produits de dégradations des engrais et pesticides.

L’élevage intensif pour les besoins en viande des populations augmente les niveaux d’émission de méthane (gaz à effet de serre très dangereux) par le bétail. Le nombre de zones mortes à tripler à travers le monde en l’espace de 10ans. Actuellement, la “zone morte” dans le golfe du Mexique a atteint 8 543 m◊, soit la taille d’un état.

Les problèmes avec les produits ménagers

Les xénobiotiques tel que le bisphénol A contenu dans le plastique, les surfactants dans les emballages alimentaires,  les métaux lourds (cadmium, mercure et plomb), les produits chimiques ménagers et industriels (PCB et dioxines) sont très nocifs à la santé animale.

Certains xénobiotiques présents dans l’eau, l’air et la nourriture miment les propriétés d’hormones animales  et agissent comme des perturbateurs endocriniens. Ils sont à l’origine de l’extinction de certaines espèces rares, puisqu’elles n’arrivent plus à se reproduire convenablement.

Chez l’homme, ces molécules sont à l’origine de divers types de cancers, car elles dérèglent le cycle cellulaire.

Le changement climatique

Environ un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent de l’agriculture. Les limites en matière d’émission sont déjà dépassées.

Le lien écologique selon lequel les éléments nutritifs du sol utilisés dans la culture des aliments sont consommés localement, puis retournés dans le sol sous forme de compost et d’autres déchets a été brisé.

Il urge donc de prendre conscience de ces faits pour des mesures palliatives drastiques.

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